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VSC devient OUI.VOYOUS : la SNCF Vire ses salariés Sans Concession

Mercredi 05 septembre 2018, le Comité Européen a rendu un avis négatif concernant le projet de suppression des filiales Voyage SNCF.Com en Europe engendrant le licenciement de 108 salariés.

 

Il est clair pour notre comité que cette réorganisation va au-delà de l’union européenne et que la SNCF commence une délocalisation sournoise des emplois en Inde, en Nouvelle Zélande et Argentine. C’est tout simplement inadmissible de la part d’une entreprise publique.

 

Le Direction, afin de masquer la réalité de la situation de nos filiales préfère s’arc bouter sur la disparition de la vente physique et des prévisions de vente en ligne fantasques pour démontrer le bien-fondé de cette réorganisation. 

 

Cela illustre, s’il en est besoin, l’incapacité de la SNCF à anticiper les exigences de mobilité et de répondre aux nécessités des populations, préférant s’en remettre uniquement au marché. Cette stratégie mortifère à court terme laisse à penser que le groupe SNCF délocalise sa structure digitale insidieusement afin de préserver son image.

 

Après le refus du groupe SNCF de modifier, même à la marge le projet, les représentants du CEE ont demandé que l’accompagnement social soit équitable entre l’ensemble des pays. En réponse, la SNCF proposera des postes de travail  seulement ou la législation nationale l’impose. Les salariés apprécieront...

 

Si le Président PEPY ose souvent dire : « nous sommes un Groupe » la réalité est tout autre quand 108 « collaborateurs » redeviennent des salariés en phase de licenciement. Rappelons que le travailleur soumis à la subordination de son employeur en échange d’un contrat de travail est un salarié. Les termes utilisés par le patronat qui sont devenus à la mode ne sont que des mots qui entretiennent l’illusion que les salariés seraient égaux  devant l’employeur, il ferait de son subalterne, un « partenaire ». 

 

Après le scandale de Systra à Jérusalem, nous avons appris que nos collègues syndicalistes américains dans une autre filiale du Groupe SNCF à Memphis Tennessee  ont obtenu la réintégration de 6 collègues après une purge syndicale du management. Voilà la réalité des pratiques de ce groupe 

 

La direction SNCF  est incapable de négocier des accords de groupe pour discuter d’un statut social  de ses salariés, de trouver un socle minimum, de mettre des préalables aux droits collectifs.

 

Dans la lignée de la réforme ferroviaire,  Les salariés européens du groupe SNCF vont découvrir la réalité sociale de la multinationale d’État qui est  finalement comme les autres, la SNCF n’a qu’une patrie celle du profit ou  morale et décence n’ont pas leur place...

 

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Commentaires: 1
  • #1

    gazeau (vendredi, 07 septembre 2018 12:11)

    au delà des filiales transnationales de la" SNC "f", pour ce qui est du statut du salariè des transports en commun ferroviaire,il ne me semble pas impossible de créer un mouvement global de revendication,en dehors des marchés entrevus,après privatisation.Dans l'Europe de Schengen.voir au delà.