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Restructuring at Eurostar and Thalys,Justice ruled in favor of the EWC

Restructuring at Eurostar and Thalys,  

Justice ruled in favor of the EWC on the essential, nevertheless a substantive judgment is called for. 

After being convicted of obstruction in February 2019 by the Judicial Court of Bobigny on the case of the sale of the STVA subsidiary, SNCF is once again in the crosshairs of justice. A victory for the rights of employees in transnational procedures and a remarkable legal victory for European Works Councils. 

The Bobigny judicial court ruled in favor of the SNCF EWC on several points that were 

strongly contested by SNCF: 

 

  • The Secretary was legitimate and had all the prerogatives to act following the consultation of members of the European Works Council. 
  • The court recognizes that the restructuring at Thalys and Eurostar is transnational in nature and "considerably impacts" the interests of employees, in accordance with the directive and the agreement, 
  • The court recognizes that these restructuring plans fall within the competence of the European Works Council and that the SNCF EWC had the right to request a information and consultation on this subject, contrary to what SNCF claimed, 
  • The court recognizes that the consultation must have a useful effect, that is to say prior to the implementation of the restructuring measures, and found that the plans were already implemented. 

 

On the other hand, the judge considered that there was no need to give an interim ruling since the 

management had finally called a committee meeting at the last moment for a consultation on November 6. This questionable assessment led the court to remit the case to the trial judge, without ruling in summary proceedings on the suspension of national consultations pending the consultation of the EWC; 

The Committee decided to continue this procedure and ask the courts to make a decision on the merits and condemn the SNCF for obstructing, which cannot constantly flout the prerogatives of the committee. Multinationals like the SNCF Group are not above the law and we will never allow companies to pay derisory fines after restructuring of their subsidiaries to abuse employees and the law. 

To date, SNCF contests the expertise of the Committee, which should make it possible to give a fully informed opinion. From our point of view, the SNCF Group violates the prerogatives of committees and hinders the rights of employees. As a reminder, this "saving plan" as the management calls it has caused more than 200 redundancies in the subcontracting of these two companies. Eurostar plans at least a hundred layoffs and voluntary departures. Productivity increases and wage cuts are planned, which will considerably deteriorate working conditions. Finally, the “Greenspeed” merger of the two companies is still in preparation with all the uncertainties and fears to come. 

This is a necessary starting point for the revision of Directive 2009/38. Respect and dignity 

of Railway workers must be absolute and without borders. 

Health or economic/financial crises should not be an excuse to flout the laws. 

 


 

 Après avoir été condamné pour entrave en Février 2019 par le Tribunal judiciaire de Bobigny sur l’affaire de la vente de la filiale STVA, la SNCF est une fois de plus dans le viseur de la justice. Une victoire pour le droit des salariés dans les procédures transnationales et une victoire juridique remarquable pour les comités d’entreprises européens. 

 

En effet le Tribunal judiciaire de Bobigny a donné raison au CEE SNCF sur plusieurs points que contestait fortement la SNCF : 

  • Le Secrétaire était légitime et avait toutes les prérogatives pour agir suite à la délibération des membres du comité d’entreprise européen. 
  • Le tribunal reconnait que les restructurations à Thalys et Eurostar ont un caractère transnational et « affectent considérablement » les intérêts des salariés, conformément à la directive et à l’accord, 
  • Le tribunal reconnait que ces plans de restructurations relèvent bien de la compétence du comité d’entreprise européen et que le CEE SNCF avait le droit de demander une information et une consultation sur ce sujet, contrairement à ce qu’affirmait la SNCF, 
  • Le tribunal reconnait que la consultation doit avoir un effet utile, c’est-à-dire antérieur à la mise en oeuvre des mesures de restructuration, et a constaté que les plans étaient déjà mis en oeuvre. 

 

En revanche le juge a considéré qu’il n’y avait pas lieu de statuer en référé dans la mesure où la direction avait finalement convoqué au dernier moment une réunion du comité pour procéder à une consultation le 6 novembre. Cette appréciation contestable a conduit le tribunal à renvoyer l’affaire au juge du fond, sans statuer en référé sur la suspension des consultations nationales dans l’attente de la consultation du CEE ; 

 

Le Comité a décidé de poursuivre cette procédure et demander à la justice de prendre une décision sur le fond et condamner pour entrave la SNCF qui ne peut sans cesse bafouer les prérogatives du comité. Les Multinationales comme le Groupe SNCF ne sont pas au-dessus des lois et nous n’admettrons jamais que des compagnies puissent payer des pénalités dérisoires a postériori des restructurations de leurs filiales pour abuser les salariés et le droit. 

 

A ce jour la SNCF conteste l’expertise du Comité qui doit permettre de rendre un avis en toute connaissance de cause. De notre point de vue la Groupe SNCF bafoue les prérogatives des comités et entrave le droit des salariés. Pour rappel ce « plan d’économie » comme l’appelle la Direction a occasionné plus de 200 licenciements dans la sous-traitance de ces deux compagnies. Eurostar envisage au moins une centaine de licenciements et départs volontaires. Des augmentations de productivité et des baisses de salaire sont planifiées, ce qui va dégrader considérablement les conditions de travail. Enfin le projet « Greenspeed » de fusion des deux compagnies est toujours en préparation avec toutes les incertitudes et les craintes à venir. 

 

C’est un point d’appui nécessaire à la révision de la directive 2009/38. Le respect et la dignité des travailleurs du ferroviaire doit être absolu et sans frontière, les crises sanitaire ou économique ne doivent pas être une excuse pour bafouer les lois. 

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